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Incapacité de travail en 2026

Catégorie(s) : Gestion, Législation

1. Nouvelles règles sur l’incapacité de travail (dès le 1er janvier 2026)

La loi du 16 décembre 2025 (projet de loi 56 1177/001) renforce la politique de retour au travail et responsabilise davantage employeurs, travailleurs, mutualités et médecins.

Principales mesures pour les cas rencontrés à partir de janvier 2026.

  • Certificat médical
    • Dispense limitée à 2 jours/an (au lieu de 3).
    • Certificat pour la mutuelle limité à 3 mois.
  • Salaire garanti
    • Délai de rechute porté de 14 jours à 8 semaines.
    • Le travailleur doit retravailler 8 semaines effectives ou assimilées pour rouvrir un droit au salaire garanti.
    • Pas de salaire garanti en cas de reprise adaptée.
    • Pas de délai de rechute si la nouvelle incapacité est d’une autre nature.
  • Cotisation de responsabilisation
    • Nouvelle cotisation trimestrielle pour les entreprises de ≥ 50 travailleurs :
      • 30 % des indemnités AMI (mois 2 et 3 après le 30e jour d’incapacité).
      • Concerne les travailleurs < 55 ans.
      • Exemptions prévues (flexijobs, apprentis, débuts d’occupation récents, reprise adaptée).
    • L’ancienne cotisation de responsabilisation est supprimée.
  • Maintien du contact
    • Obligation d’inscrire dans le règlement de travail une procédure claire :
      • Qui contacte le travailleur,
      • À quelle fréquence,
      • Dans un objectif de préparation de reprise progressive et adaptée, sans contestation médicale.
  • Collaboration obligatoire de tous les acteurs
    • Le travailleur doit répondre aux convocations du médecin du travail (CP-MT).
    • Les mutualités et médecins ont aussi des obligations renforcées.

2. Réintégration et force majeure médicale (projet d’AR – effet prévu au 1er janvier 2026)

Réintégration des travailleurs malades

  • Remplacement de la notion de capacités restantes par celle de potentiel de travail.
  • Possibilité de démarches préventives, avant toute incapacité.
  • L’employeur peut initier un trajet dès le début de l’incapacité (avec accord du travailleur).
  • Après 8 semaines, évaluation obligatoire du potentiel de travail par le CP-MT.
  • Pour les employeurs de ≥ 20 travailleurs :
    • Obligation d’initier un trajet de réintégration au plus tard après 6 mois si un potentiel existe.
    • Sanctions pénales en cas de non-respect.
  • Obligation de proposer un plan de réintégration (poste adapté ou autre fonction).
  • Respect strict des règles RGPD (pas de données médicales inutiles).

Force majeure médicale

  • Le trajet peut être introduit après 6 mois d’incapacité ininterrompue (au lieu de 9).
  • Seule cette procédure peut mener à une rupture du contrat pour force majeure médicale.

3. Impact concret pour les associations

Les associations doivent notamment :

  • Adapter leur règlement de travail :
    • Certificat limité à 2 jours/an,
    • Délai de rechute porté à 8 semaines,
    • Procédure de maintien du contact,
    • Sanctions en cas d’absence aux examens médicaux obligatoires.
  • Renforcer leur politique de prévention et de réintégration.
  • Anticiper le retour de travailleurs exclus de la mutuelle.
  • Maintenir un contact régulier, sans harcèlement.
  • Mettre en place un suivi structuré des absences :
    • Signalement au CP-MT après 4 et 8 semaines,
    • Lancement du trajet de réintégration avant 6 mois si requis.

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