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L’expertise olfactive au service de la conservation préventive?

Mathilde Castel, doctorante en muséologie à l’Université Sorbonne Nouvelle, présente sa thèse intitulée « Pour une expertise olfactive muséale : de la documentation des collections aux dispositifs expographiques » en 180 secondes.

Elle répond aux questions de l’agence indépendante, Mon cher Watson, spécialisée dans l’étude-conseil, la communication, la conception et la production de projets culturels :

“Pour définir les conditions de conservation préventive à appliquer à un objet, on en effectue un diagnostique visuel. Hors pour certains dégâts (moisissures, attaques d’insectes…) pourraient se repérer à l’odeur bien avant qu’avec les yeux. En médecine par exemple, certains médecins sont capables d’identifier les maladies en fonction de l’odeur de l’haleine ou de la peau du patient. Mon travail consiste à transposer ces dispositifs de diagnostiques olfactifs à la conservation des collections muséales.

J’ai entamé des recherches sur les œuvres d’art olfactives, encore peu répandues à cet instant, je me suis essayée à les critiquer, ai soumis le résultat à mes professeurs et… ai reçu de vifs encouragements à poursuivre mon exploration !

Lorsque j’ai commencé la Muséologie, j’ai une nouvelle fois tenté d’y transposer le sujet des odeurs. La démarche était assez inédite à ce moment-là et je ne cache pas avoir croisé énormément de regards sceptiques au début, mais je demeure infiniment reconnaissante encore aujourd’hui car malgré cela, aucun professeur n’a jamais condamné mon travail, et plusieurs m’ont même énormément soutenue. Parmi eux, François Mairesse, mon directeur de thèse qui avant cela était mon directeur de mémoire, a véritablement permis à ma recherche de s’épanouir au-delà de ce que j’imaginais.

Travailler pour Cartier dans le cadre de mes recherches m’a donné accès à des terrains de recherche totalement inédits. J’ai par exemple pu amorcer un projet de diagnostic olfactif des collections avec le parfumeur Mathilde Laurent au musée du Quai Branly, suivre la conception du Grand Musée du Parfum qui a ouvert en 2016 ainsi que celle de l’OSNI (Objet Sentant Non Identifié) présenté sur le parvis du Palais de Tokyo en 2017″.

L’article complet est à consulter sur le site de l’agence Mon cher Watson en cliquant sur ce lien.

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